CEDH : la loi anti-burqa d'André Gerin peut -elle aller se rhabiller ? |
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JURIDIQUE - Tchao la loi anti-burqa, et c’est la CEDH qui le dit. Les tenues religieuses dans l’espace public ne peuvent être interdites que si elles s’accompagnent d’un prosélytisme abusif, entendu comme des pressions effectives sur les passants. Après cet arrêt de la CEDH du 23 février 2010 (Ahmet Arslan et autres c. Turquie, Requête no 41135/98), le projet de loi anti-burqa ne vaut plus grand chose...Ah, les Turcs… Ils pourraient se contenter de fabriquer des Renault Clio, mais non, ça ne leur suffit pas. Ils créent en plus des groupes religieux, comme en 1986, le Aczimendi tarikatı, suivant les préceptes de son chef, Müslim Gündüz. Le 20 octobre 1996, nos amis du Aczimendi tarikatı se rendent à la mosquée Kocatepe d’Ankara pour une cérémonie religieuse, en portant la tenue caractéristique de leur groupe : un turban, un « salvar » (saroual) et une tunique, tout en noir, et munis d'un bâton, tenue qui pour eux traduit la fidélité au Prophète. Tout le monde à Ankara ne parait pas d’accord. Surviennent des incidents, et nos amis se retrouvent en garde à vue, puis en détention provisoire. Le 2 décembre 1996, le Parquet engage une procédure devant la Cour de sûreté de l'Etat d'Ankara. Première audience le 8 janvier 1997, et là les choses se compliquent. Nos amis comparaissent vêtus de leur tenue, mais çà, c’est forbidden : violation de la loi no 671 du 28 novembre 1925 relative au port du chapeau et loi no 2596 du 3 décembre 1934 sur la réglementation du port de certains vêtements, qui interdit le port de certaines tenues religieuses dans les lieux publics ouverts à tous comme les voies ou places publiques en dehors des cérémonies religieuses. |
La Francafrique vue de Chine... |
FRANCAFRIQUE - Le Président Nicolas Sarkozy a commencé le 24 février sa visite éclair officielle en Afrique. Arrivé le jour-même au Gabon, il y resta 24 heures et s’est rendu le lendemain au Mali puis au Rwanda. Sa visite dans ces trois pays ressemble à la promptitude de quelqu’un qui a la hâte d’en avoir terminé au plus vite, mais qui n’a pas le cœur léger, car dans chacun de ces pays, il a des problèmes différents à résoudre. Il a fait un crochet par Bamako, capitale du Mali, où il est resté à peine deux heures pour « récupérer » l’ex-otage français Pierre Camatte, retenu pendant trois mois par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Son choix du Rwanda a pour but de dissiper le malentendu entre les deux pays après que le Rwanda ait accusé la France d’avoir joué un rôle dans le génocide des Tutsi en 1994. Quant à sa visite au Gabon, elle revêt une importance majeure du fait qu’il pense profiter de cette occasion pour saluer la « très remarquable maturité » démocratique du pays, pour exprimer son soutien à Ali Bongo, fils de l’ex-président Omar Bongo, décédé le 8 juin 2009, qui a été élu en septembre dernier comme remplaçant de son père à la tête du pays et surtout pour conclure avec le Gabon un nouveau accord de défense au sujet du maintien à Libreville de la base militaire française, tendis qu’il a été annoncé en même temps la fermeture par la France de sa base militaire à Dakar, au Sénégal. La décision d’annoncer ailleurs la fermeture de la base militaire française à Dakar a été projetée auparavant. Vu de façon superficielle, cela montre symboliquement que le Président français désire avec les pays africains un nouveau type de relation de coopération. Mais, en réalité, la France est obligée d’agir ainsi tout en dissimulant son dépit et son amertume. |
Qui sont les musulmans modérés ? par Tariq Ramadan |
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REFLEXION - La formule a fleuri à travers le monde après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Face à l’horreur et à l’inacceptable, on cherchait des « musulmans modérés » capables de réagir, de se distancer et de critiquer les actions des « musulmans extrémistes », des « fondamentalistes » ou des « islamistes ». On a vu ainsi se créer deux camps : « les bons musulmans » et les « mauvais musulmans », d ‘un côté ceux que l’on nommait les « modérés », « les libéraux », les « laïques », etc. et de l’autre les « fondamentalistes », les « extrémistes » ou les « islamistes », etc. Cette catégorisation n’est en fait pas nouvelle car la littérature produite par les autorités coloniales (sous les règnes britanniques, français ou hollandais par exemple) et certains orientalistes à la fin du XIXème et au début du XXème siècle présentent souvent les musulmans selon ce même rapport binaire : il y a les bons et les mauvais et les « bons » sont ceux qui soient collaborent avec la présence coloniale soit acceptent les valeurs et les coutumes du dominant. Les autres, les « résistants », religieusement, culturellement ou politiquement sont presque systématiquement qualifiés négativement : ils sont « l’autre » et le « danger ». Les temps ont pourtant bien changé mais les structures mentales, les cadres de références et les qualifications simplificatrices et simplistes restent très présents dans les débats intellectuels, politiques et médiatiques de notre époque. |
Mobilisation nationale contre AGREXCO : Tous à Montpellier et à Sète le 6 mars ! |
SOLIDARITE INTERNATIONALE - SAMEDI 6 MARS sera une grande journée de mobilisation internationale contre AGREXCO/Carmel, entreprise israélienne qui importe des fruits, légumes et fleurs de l’occupation, de la colonisation et des crimes de guerre. En France, elle se traduira par une convergence de milliers de personnes venues non seulement du Languedoc-Roussillon, mais de toutes les régions de France pour dire non à l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète. La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’occupation israélienne se développe dans le monde entier. Et la journée du 6 mars marquera une nouvelle étape dans le refus de collaboration avec l’occupant et les crimes de guerre israéliens. C’est pourquoi nous devons être très nombreux à aller demander aux élus qui siègent au Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à tous les candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars de ne pas collaborer avec le terrorisme d’état israélien. Georges Frêche veut favoriser l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète, avec l’argent du contribuable. La coalition anti-Agrexco lance un appel à venir massivement, le samedi 6 mars, dire non à cet encouragement aux constantes violations du Droit International par Israël, qui se traduisent par le nettoyage ethnique de la population palestinienne, spoliée de ses terres, emmurée, emprisonnée, affamée et bombardée. Un rassemblement est prévu le samedi matin 6 mars à Montpellier, devant le Conseil régional. Il sera suivi d’une marche jusqu’au port de Sète. ( en savoir plus ) |
Sarkozy au Gabon : "un casse toi pauv'con" clair de l'opposition... |
FRANCAFRIQUE - Deux des plus célèbres membres de la société civile gabonaise, Marc Ona, lauréat du Prix Goldman 2009, ainsi que Grégory Mintsa, estiment dans une lettre ouverte mardi à la veille de l'arrivée au Gabon du président français que Nicolas Sarkozy n'est pas "le bienvenu". "M. le Président (...) votre ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, votre secrétaire aux colonies Alain Joyandet et votre ami Robert Bourgi sont désormais indésirables au Gabon et vous n'êtes pas le bienvenu" écrivent les deux membres de la société civile dans une lettre remise à l'AFP par Marc Ona. Marc Ona Essangui, principal porte-parole de la société civile, est le coordinateur de Publiez ce que vous payez (PCQVP), Brainforest et Environnement Gabon alors que Gregory Ngbwa Mintsa est partie civile dans la plainte "Bien mal acquis" contre les chefs d'Etats africains accusés d'avoir détourné de l'argent public. "Il nous est difficile de comprendre que vous perpétuiez les mêmes relations France-Gabon depuis que Bouët-Willaumez (fondateur du comptoir de Libreville) s'est emparé de nos terres et de nos richesses contre des bibelots", écrivent les auteurs. "Comme vos prédécesseurs vous continuez à maintenir à la tête de notre pays des traîtres à la Nation dont aucun Gabonais sincère ne veut plus depuis des décennies. Nous comprenons, que pour vous, les intérêts de vos amis de la bourgeoisie d'affaires française sont autrement supérieurs à la vie et au destin du peuple gabonais", estiment MM Ona et Mintsa. |
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CEDH : la loi anti-burqa d'André Gerin peut -elle aller se rhabiller ?
Posté le :02/03/10/ Commentaires:0 |
La Francafrique vue de Chine...
Posté le :01/03/10/ Commentaires:0 |
Qui sont les musulmans modérés ? par Tariq Ramadan
Posté le :01/03/10/ Commentaires:0 |