Lettre de Salah Hamouri à Nicolas Sarkozy |
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TRIBUNE - Salah Hamouri : "Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde." Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Égalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre. Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération. Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc. Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international. |
14 juillet 2010 : parade de soldats coloniaux et applaudissement des dictateurs africains |
FRANCAFRIQUE - «Ces peuples (vous voyez de qui il s’agit...) n’ont rien donné à l’humanité; et il faut bien que quelque chose en eux les en ait empêchés. Ils n’ont rien produit, ni Euclide, ni Aristote, ni Galilée, ni Lavoisier, ni Pasteur. Leurs épopées n’ont été chantées par aucun Homère.(...)» P.Gaxotte (Revue de Paris 1957) Mardi 13 juillet 2010, Nicolas Sarkozy recevait à déjeuner les dirigeants de ces anciennes colonies africaines de la France. Le scoop est le défilé de troupes africaines lors du 14 juillet. Devançant les attaques l’accusant de «nostalgie coloniale», il souligne «l’injustice et les erreurs» de la période coloniale et la «force des liens» qui unissent la France et ses anciennes colonies africaines. «Je sais bien tout ce que la notion de «relations privilégiées», de «relations spéciales» charrie de soupçons et fantasmes (...), mais le moment est venu de l’assumer ensemble, sans complexe et sans arrière-pensées.» Dans ce «passé tumultueux», il a évoqué la dette de la France envers les pays africains, «où commença de briller voici soixante-dix ans, la flamme de la France libre et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France». Nicolas Sarkozy a annoncé l’alignement des pensions de tous les anciens combattants résidant à l’étranger, quelle que soit leur nationalité. Au moment où la France s’apprête à commémorer, le 14 juillet à Paris, le cinquantenaire de l’accession à l’indépendance de quatorze de ses anciennes possessions africaines, un ancien ambassadeur de France à Dakar dénonce une régression en la matière. Jean-Christophe Rufin a stigmatisé, dans Le Monde du 7 juillet, le pilotage par l’Elysée de la politique africaine et l’influence des réseaux de lobbying stipendiés par les régimes du continent. De fait, la date, tout autant que la forme, retenue par Paris pour célébrer les indépendances traduit une conception archaïque et inadaptée de la relation avec l’ancien Empire français. Ce 14 juillet africain reflète l’ambivalence, voire les impasses de la politique française à l’égard de l’Afrique. (1) |
Cité contre cités : la guerre de France tant souhaitée par Finkielkraut n’aura pas lieu |
TRIBUNE - Lettre ouverte à Alain Finkielkraut qui nous livre une belle leçon sur la constante lâcheté de nos élites dans la débâcle, leur opportunisme outrageux. Sans doute, les récentes péripéties de l’équipe de France de Football ont quelque chose à nous dire sur la société française. On peut toujours interpréter. Cette exercice cathartique auquel nous avons assisté, dans tous les temps forts de sa dramaturgie, aura du reste mis en évidence quelques traits saillants de notre vieille nation, de ses élites, de son peuple… Et puisqu’on veut faire d’une défaite sportive une affaire d’Etat, revenons sur les propos ignominieux d’Alain Finkielkraut. Car à défaut d’enseignement, il nous livre une belle leçon sur la constante lâcheté de nos élites dans la débâcle, leur opportunisme outrageux, leur comportement de meute et cette promptitude à hurler avec les loups pour dénoncer l’ennemi intérieur, celui des cités, dont on ne cesse de s’interroger sur sa francité… Ainsi, comme vous l’affirmez, « on ne peut plus se mentir. On voit l’esprit de la cité se laisser dévorer par l’esprit des cités » ? Et vous, d’appeler au sursaut (« tout cela va peut-être susciter un sursaut et ce sursaut sera salutaire ») ! Vraiment, ce pétainisme germano-pratin est insoutenable, insupportable. S’il emprunte au gaullisme la même vulgate, c’est quand même du Pétain ! Car de Gaulle sait défendre dans la défaite les valeurs de notre pays quand Pétain dénonce l’ennemi intérieur… Car, si la défaite de notre équipe a peut-être à dire sur la société française, son rejet, son abandon en rase en campagne et ce lynchage politico-médiatique en dit bien plus encore sur la France moisie qui tient ce discours… |
"Laissez moi interdire le voile ou la république ne luttera point contre le racisme anti-musulmans" |
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« Notes salées » sur fond de colonialisme par Youssef Girard |
RELEXIONS - Entre les débats sur l’« identité nationale », la loi sur le voile « intégral », les apéros racistes arrosés au « pinard » et huilés au saindoux, les polémiques « OASsistes » sur un film, en France, tout ce qui se rapporte de près ou de loin aux « arabes », à l’islam, à l’Algérie ou à l’immigration maghrébine est devenu le prétexte à l’épandage collectif d’un lisier de haine nauséabond. Contre le nouvel ennemi intérieur, l’idéologie coloniale française se déverse à longueur d’articles de presse, d’émissions de radio, de journaux et autres documentaires télévisés. La coupe du monde de football, avec la qualification de l’équipe d’Algérie, ne pouvait pas échapper à cette atmosphère générale. Dans son édition du 13 juin 2010, le quotidien Libération a pu se servir de l’équipe d’Algérie comme d’un nouveau déversoir. Le lendemain, l’article a finalement été retiré du site de Libération et le quotidien a présenté ses « excuses » aux « personnes qui se sont senties atteintes par cet article ». La seule explication donnée par Libération à la publication de cet article nauséabond fut sa volonté de rendre compte du match de l’Algérie de façon « originale, voire humoristique ». Un peu comme leurs amis font preuve d’un « humour original » lorsqu’ils prennent des accents grotesques pour faire des « imitations ». Faisant étalage de sa vulgarité, Matthieu Pegot, l’auteur de l’article « humoristique », a pu qualifier le match d’« un peu chiant, un peu con ». Mais c’est contre les joueurs algériens qu’il a déchaîné sa plume. Le physique des joueurs ou leurs qualités de footballeurs furent mis en cause en des termes volontairement insultants. Avec ses « seins » et son « ventre », Bougherra aurait « le parfait attirail du videur de night-club » alors que Halliche serait « un honnête joueur de pétanque ». De même des paraboles sexuelles, sans grand rapport avec le football, ont servi à « décrire » le jeu des joueurs algériens puisque Ghezzal aurait fait « l’éjaculateur précoce ». |
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Dignité en prison ! |
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Lettre de Salah Hamouri à Nicolas Sarkozy
Posté le :23/07/10/ Commentaires:0 |
14 juillet 2010 : parade de soldats coloniaux et applaudissement des dictateurs africains
Posté le :21/07/10/ Commentaires:0 |
Cité contre cités : la guerre de France tant souhaitée par Finkielkraut n’aura pas lieu
Posté le :30/06/10/ Commentaires:1 |
"Laissez moi interdire le voile ou la république ne luttera point contre le racisme anti-musulmans"
Posté le :29/06/10/ Commentaires:0 |
« Notes salées » sur fond de colonialisme par Youssef Girard
Posté le :18/06/10/ Commentaires:0 |