ANALYSE POLITIQUE - La France a, depuis vendredi, un président qui a signé son ralliement officiel à l’extrême droite en s’attaquant ouvertement, par pure démagogie électoraliste, aux «Français d’origine étrangère ». Les banlieues basanées sont ciblées par un dirigeant en plein désarroi, en chute dans les sondages et qui semble prêt à tout. La xénophobie et le racisme -la classe politique n’ose pas encore ce dernier mot – ne sont plus l’apanage de Le Pen, ils sont désormais au pouvoir. Au grand dam d’une grande partie de la classe politique et de la société française qui constatent, avec effroi, que le sommet du pouvoir est en train de flatter les pulsions les plus dangereuses. L’amalgame, odieux, entre délinquance et émigration, thème central de l’extrême droite française, est devenu la ligne officielle de la France de Sarkozy. Vendredi, à Grenoble, le président français, qui surfait depuis des années sur le terrain du Lepénisme, s’est inséré définitivement dans les profondeurs glauques de l’extrême droite française. Il l’a fait de la manière la plus perverse qui soit en proposant que la nationalité française soit retirée à «toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie» d’un policier, d’un gendarme «ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique». Il a également affirmé que la «nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère et que «l’acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique». Nicholas Sarkozy est un adorateur compulsif du pouvoir, cherchant toujours le moyen, quel qu’il soit, pour garder la meilleure image auprès de l’opinion. On attendait son «coup» depuis plusieurs semaines en raison de sa déconfiture dans les sondages. Il vient de sortir ce qu’il pense être l’arme décisive censée terrasser l’opposition et lui paver, à nouveau, l’Elysée pour 2012.
FRANCAFRIQUE - «Ces peuples (vous voyez de qui il s’agit...) n’ont rien donné à l’humanité; et il faut bien que quelque chose en eux les en ait empêchés. Ils n’ont rien produit, ni Euclide, ni Aristote, ni Galilée, ni Lavoisier, ni Pasteur. Leurs épopées n’ont été chantées par aucun Homère.(...)» P.Gaxotte (Revue de Paris 1957) Mardi 13 juillet 2010, Nicolas Sarkozy recevait à déjeuner les dirigeants de ces anciennes colonies africaines de la France. Le scoop est le défilé de troupes africaines lors du 14 juillet. Devançant les attaques l’accusant de «nostalgie coloniale», il souligne «l’injustice et les erreurs» de la période coloniale et la «force des liens» qui unissent la France et ses anciennes colonies africaines. «Je sais bien tout ce que la notion de «relations privilégiées», de «relations spéciales» charrie de soupçons et fantasmes (...), mais le moment est venu de l’assumer ensemble, sans complexe et sans arrière-pensées.» Dans ce «passé tumultueux», il a évoqué la dette de la France envers les pays africains, «où commença de briller voici soixante-dix ans, la flamme de la France libre et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France». Nicolas Sarkozy a annoncé l’alignement des pensions de tous les anciens combattants résidant à l’étranger, quelle que soit leur nationalité. Au moment où la France s’apprête à commémorer, le 14 juillet à Paris, le cinquantenaire de l’accession à l’indépendance de quatorze de ses anciennes possessions africaines, un ancien ambassadeur de France à Dakar dénonce une régression en la matière. Jean-Christophe Rufin a stigmatisé, dans Le Monde du 7 juillet, le pilotage par l’Elysée de la politique africaine et l’influence des réseaux de lobbying stipendiés par les régimes du continent. De fait, la date, tout autant que la forme, retenue par Paris pour célébrer les indépendances traduit une conception archaïque et inadaptée de la relation avec l’ancien Empire français. Ce 14 juillet africain reflète l’ambivalence, voire les impasses de la politique française à l’égard de l’Afrique. (1)
JUSTICE INTERNATIONALE - Justice contre une barbarie européenne. Aujourd’hui, le Tribunal Pénal International a condamné deux anciens haut gradés serbes à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans le massacre, commis à Srebrenica en 1995, de près de 8000 musulmans. Un début de réparation judiciaire qui n’exempte pas les responsables politiques de la scène mondiale, coupables, au moment des faits, d’une tragique passivité. Génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité : tels sont les principaux chefs d’inculpation retenus à l’encontre de Vujadin Popovic et Ljubisa Beara. A ce jour, c’est le jugement le plus sévère jamais prononcé par la juridiction dans le procès relatif à la guerre qui s‘est déroulée de 1992 à 1995 en ex-Yougoslavie. Les deux hommes ont été présents sur les sites, localisés à l’est de la Bosnie, où des musulmans capturés ont été détenus et exécutés entre le 13 et le 23 juillet 1995. Le nombre précis des victimes s’élèverait, selon le tribunal, à 7826 individus, dont 5336 ont pu être formellement identifiés. Le juge Carmel Agius a mis en cause la « robuste participation » de l’ancien lieutenant-colonel Popovic qui « savait que l’intention ne consistait pas uniquement à tuer ceux qui étaient tombés entre les mains des forces bosno-serbes mais d’en tuer autant que possible dans le but d’exterminer un groupe ». Pire encore, « l’échelle et la nature de l’opération criminelle, le nombre sidérant de victimes, la manière systématique et organisée qui a été déployée, le ciblage et la persécution sans relâche des victimes, et l’évidente intention - comme l’indiquent les preuves- d’éliminer chaque Bosniaque musulman qui fut capturé ou qui s’était rendu démontrent, au-delà de tout doute raisonnable, qu’il s’agissait d’un génocide ». Cinq autre accusés ont été condamnés à des peines allant de 5 à 35 ans de prison.
REFLEXION - L’Europe s’imagine comme une puissance bienfaisante, pacifique et dont le modèle est envié dans le monde. En fait, elle est regardée comme un ensemble hétéroclite, une ancienne puissance coloniale devenue une forteresse repliée sur elle-même et retranchée derrière les Etats-Unis. Si elle veut compter, elle doit changer. Peu après le 11-Septembre, les commentateurs américains reprenaient tous le même refrain : “Pourquoi nous haïssent-ils ?” Les Américains s’étaient toujours considérés comme une puissance bienveillante, et le spectacle de foules en liesse à Gaza ou au Liban qui célébraient la destruction du World Trade Center les a laissés perplexes. Mais ces temps-ci, les Européens peuvent à leur tour, tout autant que les Américains, se demander pourquoi ils suscitent si peu de respect dans le reste du monde. Si un livre blanc chinois présentait auparavant l’Europe comme “la superpuissance mondiale en devenir”, ces dernières semaines, le chœur des commentateurs internationaux a commencé à tourner en dérision les prétentions de l’Europe. Kishore Mahbubani, directeur de l’Ecole d'administration publique, Lee Kwan Yew de Singapour, accuse l’Europe ne plus comprendre “à quel point elle perd toute importance aux yeux du reste du monde”, tandis que Richard Haass, président du US Council on Foreign Relations, disait publiquement “adieu à l’Europe en tant que grande puissance”. Et ce ne sont pas là des voix isolées ou marginales. Mahbubani dirige l’un des instituts politiques les plus en vue en Asie, et Haass est un diplomate chevronné et non aligné sur le plan politique. Alors, pourquoi les pays européens sont-ils la cible de cette vague de dérision ? Après tout, plus encore que les Américains, ils ont le droit de croire que leur continent exerce une influence fondamentalement bénigne.
FLAGRANT DELIT - Des personnalités et des citoyens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur ont décidé de réagir à la présence en position éligible sur la liste PS conduite par Michel Vauzelle (président sortant) du responsable régional de l’Association pour le bien-être du soldat israélien (ABSI), et ceci à un moment où l’Etat d’Israël annonce une reprise de la colonisation. Il est vrai, qu’en PACA, le PS a toujours composé ses listes selon des logiques communautaristes, contredisant ainsi les idéaux républicains, dont le PS ne cesse pourtant de se réclamer. En cooptant le président d’une association proche des faucons israéliens, le PS local s’imagine pouvoir capter le « vote juif », ce qui est une double insulte pour les Juifs de France et pour tous ceux qui croient aux idéaux universalistes. (Voici le contenu exact de leur communiqué) « La guerre au Proche-Orient n’est ni une guerre religieuse, ni une guerre raciale, ni un conflit communautaire. Elle porte sur des principes universels : le refus du colonialisme et de l’occupation, le refus de l’humiliation quotidienne et des crimes de guerre, l’égalité des droits. Dans cette guerre, il y a un occupant et un occupé. La politique israélienne est criminelle pour les Palestiniens et suicidaire à terme pour les Israéliens. Les signataires de cette lettre constatent que sur la liste du président sortant de la région PACA, M. Michel Vauzelle, figure en position éligible M. Jocelyn Zeitoun, président de l’ABSI (Association pour le bien-être du soldat israélien). Nous ne soutiendrons pas cette armée par notre vote. Les signataires de cette lettre, qui défendent les droits du peuple palestinien et appartiennent à diverses sensibilités de la gauche ou de l’extrême gauche, appellent à ne pas voter pour M. Zeitoun. Si celui-ci figure sur la liste au second tour, ils entoureront son nom pour annuler le bulletin en expliquant leur vote. Ils rappellent solennellement à M. Vauzelle que chaque fois que la gauche a trahi ses idéaux, elle a déçu pour longtemps et elle l’a payé très cher. Nous ne serons ni sans principe, ni sans mémoire ».
DIVERSITE COSMETIQUE - Qui dit mieux ? La liste socialiste a recueilli 69 % des voix dans le bureau de vote numéro 9 de Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise. Le bureau numéro 9 est celui où vote Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le département. Dans sa ville, les socialistes ont remporté 47,77 % des suffrages – presque 10 points de plus qu'au premier tour des régionales de 2004. Ali Soumaré a finalement profité de la publicité négative de ses adversaires UMP. Ils l'avaient comparé à "un joueur de l'équipe réserve du PSG". L'avaient qualifié, à trois semaines du premier tour, de "multirécidiviste chevronné" ? Patatras… Alors que le PS et l'UMP étaient au coude à coude dans les pronostics, les socialistes (27,15 % des suffrages) devancent l'UMP (25,47 %) dans le département. Comme le dit son petit frère, "au final, ce qui ne tue pas rend plus fort". Ce dimanche 14 mars en fin de soirée, Diadié Soumaré est venu faire un tour au quartier général de Jean-Paul Huchon, rue Falguière, dans le 15e arrondissement de Paris. Ambiance "dance music", dans un "show room" sans âme. Au rez-de-chaussée, les militants tournent en rond, font semblant de se demander : "Les négos, ça commence demain ?", ou rient du malheur des leurs ("T'as vu Mandroux ? Elle a fait 6 % !"), pendant que les têtes d'affiches se sont enfermés au premier étage, loin des journalistes. Ali Soumaré aurait pu être le héros de la fête, mais il n'y a pas de fête. Un peu plus tôt, à Villiers-le-Bel, les bravos, les "A-li ! A-li ! A-li !", les applaudissements, ont accompagné l'annonce des résultats à la mairie. Il y avait là tous ceux qui, la veille encore, faisaient du porte-à-porte, distribuaient des ballons, dans ces quartiers jusque-là déserts de l'engagement. A Paris, changement de décor, comme si l'on cachait ce novice en politique de peur qu'il ne sache pas se tenir. Des campagnes, Ali Soumaré, 29 ans, en a fait beaucoup.
IMPERIALISME - Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit. Pour Eric Margolis, le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu, entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant. Le président américain Barack Obama a qualifié d’étape importante dans le rétablissement de la santé économique de l’Amérique le budget de 3 800 milliards de dollars US qu’il vient de soumettre au Congrès. En fait, il s’agit d’une nouvelle forte dose donnée à un malade souffrant d’une grande dépendance à une drogue dangereuse : la dette. Plus d’empires sont tombés à cause d’une politique budgétaire inconsidérée qu’en raison d’une invasion. Le dernier exemple en a été donné par l’Union soviétique, qui s’est ruinée en achetant des chars. Le déficit budgétaire de Washington (la différence entre les dépenses et les revenus provenant des impôts) atteindra le montant vertigineux de 1 600 milliards de dollars US cette année. Cette somme énorme sera empruntée, principalement auprès de la Chine et du Japon, auxquels les États-Unis doivent déjà 1 500 milliards de dollars. A lui seul, le service de cette dette coûtera 250 milliards de dollars.
Étude relative aux possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral
Étude relative aux possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral Description: Dans son rapport de 42 pages, le Conseil d'Etat estime en effet qu'il existe « un risque juridique sérieux - voire une impasse - au regard des droits et libertés » à interdire le port du voile partout. En clair, le gouvernement ne peut forcer q [Suite...] Author: Conseil d'Etat Télécharger: Taille: 0.01 kb Nb téléchargts: 197 Posté le 31 mar : 10:27
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Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple Description: De l’étude, il ressort :
En France, tous les deux jours, un homicide est commis au sein du couple.
156 femmes sont décédées en une année, victimes de leur compagnon ou ex-compagnon
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Circulaire du 2 février 2010 sur la preuve de la nationalité française
Circulaire du 2 février 2010 sur la preuve de la nationalité française Description: Désormais, la "carte nationale d'identité sécurisée" et le "passeport électronique" ou "biométrique" suffisent à prouver la nationalité française du demandeur. Author: Brice Hortefeux Télécharger: Taille: 0.01 kb Nb téléchargts: 269 Posté le 25 fév : 19:15